# Enflonsia : le deuxième anticorps anti-bronchiolite arrive en pharmacie

*La campagne VRS 2026-2027 a démarré le 14 septembre avec une nouveauté que peu de parents ont vue passer : un second anticorps monoclonal, une dose unique, et un remboursement qui double.*

Enflonsia rejoint Beyfortus pour la campagne bronchiolite 2026-2027 : dose unique de 105 mg, remboursement porté à 65 %, campagne jusqu'au 28 février.

**Thème :** Santé  
**Publié le :** 2026-09-26 07:20:11  
**Source :** https://golemtech.ovh/AutoArticle/article/enflonsia-le-deuxieme-anticorps-anti-bronchiolite-arrive-en-pharmacie

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Depuis le 14 septembre 2026, les pharmacies d'officine françaises délivrent un produit que personne ne connaissait la saison dernière : **Enflonsia**. C'est le deuxième anticorps monoclonal destiné à protéger tous les nourrissons contre le virus respiratoire syncytial, le VRS, responsable de l'immense majorité des bronchiolites du bébé. Il ne remplace pas Beyfortus, il s'ajoute à lui. Et dans le même mouvement, le taux de remboursement de ces immunisations vient de doubler.

Pour des parents qui vont accoucher cet automne, ça fait beaucoup d'informations d'un coup. Reprenons dans l'ordre.

## Le calendrier officiel de la campagne 2026-2027

Les modalités sont fixées par une note d'information interministérielle du 7 août 2026 (référence DGS/PP5/DSS/1C/2026/118), relayée par un DGS-Urgent.

- **Début : 14 septembre 2026** en France hexagonale.
- **Fin : 28 février 2027.**
- Des dates spécifiques s'appliquent en outre-mer, la Guyane conservant une protection toute l'année du fait d'une circulation virale non saisonnière.

La fenêtre n'est pas un détail administratif. Un anticorps monoclonal protège pendant environ cinq mois. L'administrer trop tôt, c'est laisser le bébé découvert en fin d'épidémie ; trop tard, c'est courir derrière le virus.

## Deux stratégies, au choix des parents

La France propose depuis 2024 une alternative, et elle est maintenue :

**1. La vaccination de la mère pendant la grossesse.** Le vaccin **ABRYSVO** est administré entre 32 et 36 semaines d'aménorrhée. Les anticorps maternels passent la barrière placentaire et protègent le nouveau-né dès la naissance.

**2. L'immunisation directe du nourrisson** par un anticorps monoclonal, à la maternité ou en ville.

Les deux ne se cumulent pas. C'est un choix, éclairé par l'obstétricien ou la sage-femme, et il se pose idéalement avant l'accouchement — pas dans le brouillard des premières 48 heures.

## Beyfortus, Enflonsia, Synagis : qui reçoit quoi

Trois anticorps sont disponibles cette saison, et ils ne visent pas les mêmes bébés.

- **BEYFORTUS (nirsévimab)** — tous les nourrissons. Dose adaptée au poids : 50 mg sous 5 kg, 100 mg au-delà.
- **ENFLONSIA (clesrovimab)** — tous les nourrissons. **Dose unique de 105 mg**, quel que soit le poids. C'est la nouveauté de la saison en officine.
- **SYNAGIS (palivizumab)** — réservé aux prématurés et aux nourrissons à haut risque, avec plusieurs injections mensuelles.

L'intérêt d'Enflonsia est d'abord pratique. Une seule présentation, une seule dose, pas de pesée à vérifier avant l'injection : cela retire une source d'erreur et simplifie la logistique des officines et des maternités. Ce n'est pas rien quand un service enchaîne des dizaines d'administrations en quelques semaines de pic épidémique.

## Le remboursement passe de 30 à 65 %

C'est le changement le plus concret pour le portefeuille des familles. Depuis le **31 août 2026**, la prise en charge de Beyfortus par l'Assurance maladie est passée de **30 % à 65 %**. Enflonsia bénéficie du même taux de 65 % en officine, pour la première saison d'exposition au VRS de l'enfant.

À cela s'ajoute la part complémentaire pour les familles qui en ont une. Reste que la France avait, jusqu'à cet été, une situation bancale : une stratégie de prévention recommandée pour tous les nourrissons, mais remboursée à un tiers quand elle était délivrée en ville. L'écart avec la gratuité à la maternité créait une inégalité d'accès difficile à défendre. Le rattrapage était attendu depuis deux ans.

## Ce que l'on sait de l'efficacité — et ce qu'on ne sait pas

Le nirsévimab est le produit sur lequel on a le plus de recul, avec trois saisons françaises documentées. Les travaux de Santé publique France et de l'Institut Pasteur convergent : chez les nourrissons immunisés, le risque de forme grave nécessitant une hospitalisation en réanimation baisse de l'ordre de **80 %**. Les estimations d'efficacité contre l'hospitalisation pour bronchiolite à VRS se situent dans une fourchette de **65 à 85 %** selon les saisons, les souches dominantes et les méthodologies.

Deux nuances honnêtes, en revanche.

**La saison 2025-2026 n'a pas été calme.** L'épidémie a démarré tôt à l'automne 2025, avec un pic en décembre. Les passages aux urgences et les hospitalisations pédiatriques sont restés élevés, comparables aux saisons antérieures, sans signal de surmortalité ni saturation prolongée des services. Autrement dit : la prévention réduit la gravité, elle n'efface pas l'épidémie. Un bébé immunisé peut toujours attraper une bronchiolite ; il a beaucoup moins de risques de finir en réanimation.

**La couverture réelle reste mal mesurée.** Il n'existe pas de chiffre national consolidé publié pour la couverture 2025-2026 par Beyfortus. Sans dénominateur fiable, on pilote une politique de prévention à l'aveugle — c'est le principal angle mort du dispositif.

Quant à Enflonsia, il arrive avec les données de ses essais et l'autorisation qui va avec, mais sans recul français en vie réelle. Sa première saison sera aussi sa première évaluation à grande échelle dans l'Hexagone.

## Les gestes qui comptent encore

Les autorités insistent, et elles ont raison, sur les mesures qui ne coûtent rien et que l'arrivée des anticorps a fait passer au second plan :

- se laver les mains avant de toucher le bébé, systématiquement ;
- limiter les visites dans les premières semaines, surtout de personnes enrhumées ;
- éviter les lieux fermés et bondés — centres commerciaux, transports aux heures de pointe ;
- aérer les pièces de vie chaque jour, même dix minutes ;
- ne pas embrasser un nourrisson sur le visage quand on est soi-même encombré.

Un adulte avec un simple rhume porte souvent le même virus qui enverra un bébé de six semaines aux urgences. C'est toute l'asymétrie du VRS.

## Concrètement, avant fin février

Si vous accouchez cet automne ou cet hiver, la question à poser en consultation prénatale est simple : vaccin maternel entre 32 et 36 semaines, ou anticorps pour le bébé à la naissance ? Les deux voies sont validées, aucune n'est présentée comme supérieure, et le choix se fait en fonction du terme, de l'organisation de la maternité et de vos préférences.

Si votre bébé est né avant le 14 septembre et n'a pas encore été immunisé, l'administration reste possible en officine ou en cabinet jusqu'à la fin de la campagne. Pharmaciens, infirmiers, sages-femmes et médecins peuvent la réaliser. Le créneau ferme le 28 février.

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**Ressource recommandée : Objectif Santé+** — https://objectifsante.net/

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## Sources

- [Vidal — modalités de la campagne 2026-2027](https://www.vidal.fr/actualites/38204-bronchiolite-du-nourrisson-la-dgs-detaille-les-modalites-de-la-campagne-de-prevention-2026-2027.html)
- [Note d'information interministérielle DGS du 7 août 2026](https://bulletins-officiels.social.gouv.fr/note-dinformation-interministerielle-ndeg-dgspp5dss1c2026118-du-7-aout-2026-relative-aux-modalites-de-mise-en-oeuvre-de-la-campagne-2026-2027-de-prevention-des-bronchiolites-virus-respiratoire-syncitial-vrs)
- [Le Moniteur des pharmacies](https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/profession/socio-professionnel/bronchiolite-la-campagne-vrs-demarre-le-14-septembre-avec-trois-anticorps-monoclonaux)
- [ARS Provence-Alpes-Côte d'Azur](https://www.paca.ars.sante.fr/bronchiolite-nouvelle-campagne-de-prevention-chez-les-nourrissons-pour-la-saison-hivernale-2026)
- [Étude cas-témoins sur l'efficacité du nirsévimab en France](https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC12598395/)
